416 donateurs français de l'État islamique ont été identifiés

26 avril 2018 - 19:38

Alors que se tient à Paris une conférence sur le financement du terrorisme international, François Molins a révélé qu’un travail de "coordination avec les services de renseignement financier" avait permis d’identifier en France de nombreux donateurs de l’Etat Islamique.

 

Le procureur de Paris François Molins a indiqué que 416 donateurs ayant participé au financement de Daech ont été identifiés en France. Cette annonce tire la sonnette d'alarme sur un phénomène de « micro-financement » des activités terroristes. Un système alimenté par des sommes « modiques, mais en nombre important ».

Il a par ailleurs estimé que les terroristes avaient eu besoin de 25 000 euros pour organiser les attentats de janvier 2015 et 80 000 pour ceux du 13 Novembre » à Paris et à Saint-Denis.

 

Ses services ont également identifié 320 collecteurs essentiellement basé en Turquie et au Liban grâce à qui, les djihadistes qui se trouvaient en Syrie ou en Irak pouvaient recevoir des fonds.

 

François Molins souligne également que Daech s’est principalement financé en utilisant deux vecteurs. D’abord la zakat, c'est à dire la charité : on envoie de l’argent à des associations à but humanitaire ou directement à des membres de sa famille qui sont sur place. Ensuite, il y a la ghanima, le butin de guerre en français, c’est à dire le financement par des actes délictueux".

 

Plusieurs dossiers dans lesquels des parents sont soupçonnés d’avoir envoyé de l’argent à leur enfant parti combattre aux côtés de groupes jihadistes sont entre les mains de la justice. Des condamnations pour de tels faits ont déjà été prononcées.

 

Les failles du système de mandat cash qui permet de transférer très rapidement de l’argent à un tiers, ont aussi été utilisées pour financer les jihadistes partis combattre en zone irako-syrienne. Soupçonnée d’avoir manqué de vigilance en la matière, la Banque Postale est visée depuis septembre par une enquête préliminaire du parquet de Paris.

Sophie Dias

 

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