Usman Khan, âgé de 28 ans et auteur de l’attentat du 29 novembre à Londres près du London Bridge était bien connu des autorités Britanniques. Parmi ses objectifs, il souhaitait assassiner 2 rabbins.


02 décembre 2019

Le terroriste a été condamné en 2012 pour avoir programmé des attentats pour le compte d’un groupe lié à Al-Qaïda. Ces attentats avaient pour cibles le parlement et l’ambassade américaine situés dans la capitale britannique ainsi que des personnalités telles que Boris Johnson, le doyen de la cathédrale Saint-Paul de Londres et même deux rabbins.

Il a finalement bénéficié d’une libération anticipée. Le bureau chargé des libérations anticipées a expliqué qu’il n’a joué aucun rôle dans la libération du condamné. Les libérations anticipées se font de manière automatique, le dossier de Usman Khan ne serait donc pas remonté jusqu’à ce service  pour que sa libération soit discutée.

Pourtant sans son libération, cet attentat n’aurait peut-être pas eu lieu.

 Boris Johnson, actuel premier ministre britannique a estimé que le système de justice pénale « ne fonctionne tout simplement pas ». L’ancien responsable du bureau sécuritaire national de l’anti-terrorisme, Chris Phillips, a lui aussi critiqué le système de justice pénale en annonçant je cite :

« Nous jouons à la roulette russe avec les vies des citoyens en laissant des criminels jihadistes connus, condamnés, encore radicalisés arpenter nos rues ».

Le gouvernement, quant à lui, a juré de procéder à un « réexamen total » du système judiciaire.

Vendredi,  Usman Khan a tué deux personnes et blessé plusieurs personnes avant d’être maitrisé par deux autres civils à l’aide d’un extincteur et d’une dent de Narval puis abattu par la police.  Chris Phillips dit à BBC « Ces passants ont fait exactement ce qu’on leur déconseille de faire, mais ils ont sauvé des vies. »

Matéo Le Duc

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