Un juge argentin demande l’extradition de l’ancien ministre iranien des Affaires étrangères pour participation à une entreprise terroriste.

12 juillet 2018

On se souvient du terrible attentat qui a eu lieu à Buenos aires en 1994. Une voiture piégée avait explosé devant l’AMIA, un bâtiment qui regroupait plusieurs associations juives. Un bilan très lourd et dont les responsables supposés n’ont jamais été punis. Hier un juge fédéral Argentin a réclamé l’arrestation d’un des suspects, Ali Akbar Velayati, en visite officielle en Russie.

 Le juge a réclamé à la Russie l’arrestation d’Ali Akbar Velayati lorsqu’il était en visite à Moscou où il a rencontré Vladimir Poutine.

Autrefois ministre iranien des affaires étrangères, il est aujourd’hui le conseiller du guide suprême de la république islamique d’Iran.

Il est suspecté d’avoir commandité l’attaque terroriste survenue à Buenos Aires en 1994, qui a visé un bâtiment abritant plusieurs associations juives. Le bilan a été de 84 morts et 230 blessés. C’est l’attentat le plus meurtrier que l’argentine ait jamais connu.

Depuis 24 ans aucun coupable n’a pu être arrêté pour cette attaque, mais elle est attribuée à l’Iran par la justice argentine. Ali Akbar Velayati était le ministre iranien des affaires étrangères à la même période. Lui et 6 autres officiels haut placés du régime iranien sont accusés.

En 2015, dans un entretien à la chaîne de télévision argentine C5N, Ali Akbar Velayati avait démenti les accusations visant son pays.

Ce n’est pas la première fois que l’arrestation et l’extradition du suspect ont été demandé par l’Argentine. En 2016 déjà, c’est à l’Irak que l’on a demandé son extradition, le conseiller s’étant rendu à Bagdad.

Cette affaire était au point mort depuis des années. Mais elle a repris en 2015, quand l’ancien procureur Alberto Nisman a été retrouvé mort au début de l’année. Ce qui provoqua un tremblement de terre médiatique, parce qu’il avait accusé 4 jours plus tôt, l’ancienne présidente Cristina Kirchner d’avoir couvert les Iraniens soupçonnés de l’attaque, ainsi que d’avoir entravé le dossier.

Daniel Jacomella

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