La Syrie présidera la conférence de désarmement de l'ONU

15 mai 2018

La Syrie succédera à la Suisse à la présidence de la conférence du désarmement de l'ONU, à partir du 28 mai prochain. Une candidature qui suscite des réactions controversées.

 

"Le fait que le régime syrien de Bachar al-Assad préside la conférence de désarmement mondial des armes chimiques et nucléaires peut être comparé à mettre un violeur en série en charge d’un refuge pour femmes”, s'insurge Hillel Neuer, directeur de l’ONG UN Watch. Des réactions vives face à la présidence de la conférence du désarmement sous peu de la Syrie, alors que le régime de Bachar al-Assad est soupçonné par les puissances occidentales d'avoir eu recours à des armes chimiques contre son peuple.

Constituée en 1979, la conférence du désarmement de l’ONU est autorisée à négocier les questions de désarmement au niveau international. La présidence du régime syrien n’a rien de politique, il s’agit uniquement de suivre l’ordre alphabétique des 65 états membres pour « une présidence équilibrée ». La Syrie prendra donc la place de la Suisse à partir du 28 mai prochain, puis laissera son siège à la Tunisie comme l’impose l’ordre de passage.

Les diplomates du Palais des Nations à Genève expliquent ne pas être « choqués » par cette succession et que « les hasards du calendrier et de l'alphabet auraient tout aussi bien pu conduire la Corée du Nord ou l'Iran à présider une session consacrée à l'interdiction des essais nucléaires ».

Chloé Mercier

 

 

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