Jérusalem est une ville sale, pauvre et en insécurité

03 juin 2019

Un rapport vient d’être publié concernant la ville de Jérusalem, par le contrôleur de l’Etat, Yosef Shapira. Un document qui dénonce un taux de pauvreté élevé et l’incapacité des autorités à empêcher les entrées illégales des Palestiniens.

Jérusalem est pauvre, sale et en insécurité. Voici les trois points principaux qui ressortent de ce rapport. Les investigations ont été menées pendant 9 ans, de 2007 à 2016, et ce qui en ressort est édifiant concernant la ville de Jérusalem.

 

Deux points sont particulièrement à relever. Le premier est le niveau d’insécurité, le rapport a fortement critiqué les autorités et les juge « incapable » de sécuriser les différents points de passage entre la Cisjordanie et la périphérie de Jérusalem.

 

Joseph Shapira dénonce notamment l’existence de deux brèches dans la barrière de sécurité, par laquelle passerait illégalement des Palestiniens de Cisjordanie.

 

Les problèmes de communication entre l’armée, la police des frontières et les forces de l’ordre seraient à l’origine de la mauvaise coopération sécuritaire.

 

Le deuxième point à mettre en avant est la pauvreté qui touche sérieusement la ville. En 2016, plus d’un tiers des familles de Jérusalemsoit 38 %, était considéré comme pauvre, et 55 % des enfants de la ville vivaient dans la pauvreté.

 

Le rapport met aussi en évidence le mécontentement des résidents au niveau de l’hygiène et de l’entretien de leur quartier.

 

Les réactions ont étés très rapides. La municipalité s’est défendue en expliquant que la fin de l’enquête remonte à 2016. Elle affirme que plusieurs point négatifs mentionnés dans le dossier ont déjà, ou sont en cours de résolution.

 

Du côté de l’armée, Tsahal a affirmé tenir compte du rapport pour améliorer ses performances. Les militaires indiqué par communiqué : « l’armée, en coopération avec la police nationale, le Shin Bet le ministère de la Défense, ont approfondi leur collaboration, comme les évaluations communes de la situation, le partage des informations entre tous, les opérations et exercices conjoints, ainsi que notre salle de crise commune ». 

Chloé Mercier

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article