Israël accorde des visas temporaires à 300 demandeurs d'asile soudanais


28 mai 2018

Le gouvernement israélien a annoncé qu'il accordera des visas de résidence temporaire à 300 demandeurs d'asile originaires du Soudan.

Selon le texte informant la Haute Cour de Justice, l’Etat a souhaité accorder dans un premier temps, 300 visas à des Soudanais originaires des régions du Darfour, des Monts Nouba et du Nil Bleu, pour des raisons humanitaires.

Le nouveau statut sera accordé dans les 30 jours, selon des critères qui n'ont pas encore été établis.

Le ministère israélien de l'Intérieur a le pouvoir d'accorder un visa de résidence temporaire dans certaines circonstances à une personne qui souhaite habiter en Israël.

Seule condition : que cette personne ne soit pas un étudiant, un délégué religieux venu en Israël pour travailler dans une institution religieuse, ou un membre de la famille d'un détenteur de visa d'étudiant ou délégué religieux.

Ce statut doit être renouvelé chaque année, et donne le droit à son détenteur de demander la résidence permanente après quatre ans. Il permet également d’obtenir le permis de conduire, des autorisations de travail et des documents de voyage.

En janvier, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a annoncé le lancement d'un programme destiné à imposer à près de 40.000 migrants clandestins de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération.

Un mois plus tard, l'Autorité israélienne de la population et de l'immigration émettait les premiers avis d'expulsion, principalement aux migrants d'origine érythréenne et soudanaise.

Ils ont été délivrés uniquement aux hommes célibataires en âge de travailler, sans enfants, demandeurs d'asile dont la requête a été rejetée ou dans l'attente d'un renouvellement de visas.

Dans un délai de 60 jours ces individus pouvaient accepter l'offre de l’État, ainsi qu'un billet d'avion et 3.500 dollars de dédommagement, ou être placé en détention à partir du 1er avril pour une durée indéterminée.

Fin avril le gouvernement israélien a finalement décidé de renoncer à son plan controversé, faute d'avoir trouvé un pays acceptant de les accueillir. Les services du conseiller légal du gouvernement ont informé la Cour suprême de l'abandon du plan après le refus de certains pays tiers, non précisés, d'accueillir les migrants.

Sophie Dias

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