En visite en Israël, John Bolton communique largement sur la politique américaine au Moyen-Orient

22 août 2018

Actuellement en visite en Israël, le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, John Bolton, a largement communiqué sur la politique américaine à venir au Moyen-Orient. Il a discuté avec le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ainsi que d'autres membres du gouvernement. Ensemble ils ont évoqué tous les problèmes auxquels les Etats-Unis et Israël sont confrontés dans la région.

Sur le plan de paix américain et le conflit Israélo-palestinien John Bolton déclare :

« La politique des Etats-Unis n'a pas changé, le président a toujours dit que Jérusalem était la capital d'Israël, c'est un droit, une chose naturelle à faire, et non une question de pour ou de contre ».

Par ailleurs, le président des Etats-Unis a affirmé hier, que c'était au tour des palestiniens d'obtenir « quelque chose de très bien », selon ses mots.

« Israël devra payer un prix plus élevé, car il a gagné une très grosse chose », a déclaré Donald Trump, en parlant de la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël par les Etats-Unis.

Quant à « l'accord du siècle » promis par le président des Etats-Unis, John Bolton affirme que des discussions continuent d'avoir lieu, mais qu'aucune décision n'a été prise.

« Je pense qu'il y a déjà beaucoup de progrès entre les acteurs dans la région », affirme-t-il.

Selon le quotidien Israël Hayom, Donald Trump devrait révéler son plan de paix le 25 septembre prochain, à l'occasion de la prochaine réunion de l'assemblée générale des Nations-Unies à New York.

Au sujet de l'Iran, John Bolton a déclaré : « Je pense que l'Iran est une véritable menace aussi bien pour les Etats-Unis que pour l'Europe, et il est important de s'assurer qu'il n'aura pas d'arme nucléaire et c'est pour cela que nous en avons parlé ici en Israël ».

Il affirme par ailleurs que les Etats-Unis ne cherchent pas à renverser le régime iranien, mais plutôt un changement radical de comportement de la part Téhéran.

« Il faut réduire la belligérance de l'Iran dans la région », a-t-il encore déclaré, avant de promettre d'« augmenter la pression sur l'Iran, car il continue de soutenir le terrorisme international ».

Un haut dignitaire iranien, l'Ayatollah Ahmad Khatami, a déclaré aujourd'hui : « Le prix d'une guerre avec l'Iran est très élevé pour les Etats-Unis. Ils savent très bien que s'ils nous nuisent de quelque manière qu'il soit, eux, ainsi que leur principal allié, le régime sioniste seront attaqués en retour ».

L'Ayatollah n'a pas précisé l'origine de sa mise en garde, mais il n'est pas étranger aux menaces envers les deux alliés. « La portée de nos missiles sera étendue, malgré la pression occidentale et si Israël continue de se comporter bêtement, Tel Aviv et Haïfa seront détruites », avait il déclaré en mai dernier.

Enfin, à propos de la situation en Syrie, John Bolton a souligné que les Etats-Unis répliqueraient « très fortement », si le régime syrien se servait d'armes chimiques dans son offensive pour reprendre la province d'Idleb.

Dans un communiqué commun publié hier, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis se sont dit « profondément préoccupés » par l'offensive militaire syrienne à Idleb, et les conséquences humanitaires qu'elle va entrainer. Par ailleurs, ils avertissent le président syrien Bachar Al-Assad, que l'utilisation d'armes chimiques par Damas, ne resterait pas impunie.

Daniel Jacomella

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