Bruno le Maire : "La plupart" des entreprises françaises "ne pourra pas" rester en Iran

19 juin 2018

Début mai, les Etats-Unis se sont retirés de l’accord nucléaire iranien. Des sanctions ont donc été rétablies à l’encontre de l’Iran. Depuis, les pays de l’Union Européenne et notamment la France s’inquiètent pour leurs entreprises implantées dans le pays du Golfe. "La plupart" des entreprises françaises "ne pourra pas" rester en Iran a déclaré Bruno le Maire aujourd’hui.

Une déclaration qui fait suite au rétablissement par les États-Unis des sanctions en Iran.

La Maison Blanche avait alors laissé trois à six mois aux sociétés concernées pour stopper tout contact avec Téhéran. Début mai, le gouvernement français a déclaré vouloir défendre et protéger les intérêts des entreprises françaises.

Finalement, la France et les autres sociétés étrangères présentes en Iran devront choisir entre faire affaire avec le pays du Golfe persique ou les Etats-Unis.

Mais, si ces entreprises restent, elles seront exposées au trésor Public américain et donc à de lourdes amendes américaines.

Bruno le Maire a expliqué : Ces entreprises « ne pourront donc pas rester car elles ont besoin d'être payées pour les produits qu'elles livrent et fabriquent en Iran et elles ne peuvent pas être payées car il n'y a pas d'institution européenne financière souveraine et autonome ».

Le ministre de l’Economie ne veut « pas être victime » du choix de la Maison Blanche. Il a déclaré que « les Etats-Unis n’ont pas à être le gendarme économique de la planète ».

Plusieurs entreprises françaises ont annoncé leur futur retrait d’Iran. PSA ou encore Total sont concernés.  Le marché iranien représente pourtant le plus grand marché étranger en volume pour PSA.  La société Total avait, quant à elle, débuté un projet gazier en Iran. Elle attend une dérogation des Etats-Unis.

Bruno le Maire a déclaré qu'il y a "urgence à obtenir" des réponses claires des États-Unis sur les demandes européennes de dérogation.

Caroline Bardot

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