Avons-nous le droit d’aider un prisonnier à mourir ?


07 janvier 2020

Cette question se pose en Suisse où un détenu, interné à vie, a fait une demande pour avoir accès au suicide assisté.

Le suisse Peter Vogt est un violeur qui a été condamné à plusieurs reprises, entre 1974 et 1990, pour infractions violentes et viols sur une dizaine de filles et de femmes. Il a été condamné à 10 ans de prison en 1996. Après avoir purgé cette peine, il est  aujourd’hui interné à vie dans un centre pénitentiaire à cause de ses troubles psychiques qui le rendent dangereux. Cette dernière mesure est la plus radicale du Code pénal suisse.

Cet homme est désormais âgé de 69 ans et affirme qu’il souffre de multiples maladies comme des insuffisances rénale et cardiaque. Il a donc contacté une organisation d’aide au suicide en Juillet 2018 mais elle n’a pas encore donné suite à sa requête. Il a justifié ce choix en déclarant que : « cette vie sans avenir n’est pas une vie. Mieux vaut être mort que derrière des murs à végéter ».

Le suicide assisté est autorisé en Suisse mais le Code pénal ainsi que le Code de déontologie médicale ne se sont pas encore prononcés sur l’accès des prisonniers à cette pratique. Certains juristes et criminologues considèrent qu’il est inconcevable de priver les prisonniers de se droit alors que la population suisse y est autorisée.

Le suicide assisté dans les prisons devrait être possible mais sous certaines conditions. L’organisation d’aide au suicide que le détenu a contacté, s’est fixée un principe : ne seront acceptées que les demandes de prisonniers qui souffrent de maladies physiques graves.

Matéo Le Duc

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