Rebondissement dans l'affaire Halimi après une nouvelle analyse psychiatrique.

11 juillet 2018

L’affaire Halimi, le cas de cette sexagénaire battue à son domicile puis jetée du troisième étage avait secoué la communauté juive de France et même au-delà en 2017. La thèse antisémite avait alors été retenue. Mais un nouveau rapport psychiatrique du suspect pourrait écarter ce mobile.

Les parties civiles ont été reçues ce matin par les juges d’instructions. C’est là qu’ils ont pris connaissance d’une nouvelle expertise psychiatrique qui conclut à l’abolition du discernement du suspect.

Kobili Traoré aurait souffert d’une abolition de son jugement selon ce deuxième rapport. Qui vient contredire le premier qui concluait à une « bouffé délirante aiguë » liée à une forte consommation récente de cannabis, mais qui n’abolissait pas le jugement du suspect.

Alors que ce nouveau rapport conlu lui que le cannabis n’était pas la seule cause de l’état délirant du suspect, ce qui fait que Kobili Traoré n’est pas sanctionnable pénalement, n’étant pas responsable de ses actes aux moments des faits.

Maitre Gilles-William Glodnadel, avocat de la belle sœur de Sarah Halimi, déplore ces nouveaux résultats qui écartent le caractère antisémite du meurtre. Alors que celui-ci avait été retenu après un long bras de fer.

L’affaire remonte à avril 2017. Sarah Halimi, sexagénaire juive a été tuée par son voisin Kobili Traoré qui s’était introduit chez elle. Il l’avait alors roué de coups, l’insultait tout en récitant des sourates du coran avant de la défenestrer. « J’ai tué le sheitan » avait-il alors crié.

 

Une troisième expertise a d’ores et déjà été demandée par la juge d’instruction chargée de l’enquête.

Daniel Jacomella

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