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Réforme du code du travail: fermeté du gouvernement, offensive des syndicats

"Ne pas reculer": au lendemain des premières manifestations contre la réforme du code du travail, le gouvernement est resté ferme sur sa volonté...

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Réforme du code du travail: fermeté du gouvernement, offensive des syndicats

"Ne pas reculer": au lendemain des premières manifestations contre la réforme du code du travail, le gouvernement est resté ferme sur sa volonté de faire aboutir cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron et les syndicats poursuivent leur offensive, en ordre dispersé.

"Nous mettons en oeuvre ce que les Français nous demandent de faire, donc on ne va pas reculer", a déclaré mercredi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Cette réforme, censée répondre au chômage de masse, selon Emmanuel Macron, a fait l'objet "d'intenses discussions avec les organisations syndicales" et "un débat parlementaire très long", a de son côté défendu Edouard Philippe.

Le Premier ministre a toutefois laissé la porte ouverte à "un certain nombre d'éléments à discuter", dont les moyens accordés aux institutions du dialogue social, sans donner plus de détails.

Les syndicats, tous très opposés à la fusion des instances représentatives du personnel prévue dans le cadre de cette réforme, craignent une baisse des moyens dédiés à cette future entité (heures de délégation, nombre de délégués, budget).

Ils s'inquiètent également du faible niveau du plafonnement des indemnités prud'homales, de la limitation à un an du délai de recours devant cette juridiction, d'un rôle accru de l'accord d'entreprise ou encore des changements prévus dans le cadre des licenciements économiques.

Très critiques, les confédérations syndicales ne sont pas pour autant d'accord sur la manière de peser dans le débat.

Certaines, comme FO ou la CFDT, ont opté pour la poursuite des discussions avec l'exécutif, au risque d'agacer certains de leurs militants qui jugent plus efficaces les appels à grèves et manifestations.

La CGT, aidée par les syndicats non représentatifs Solidaires et FSU, a choisi, elle, la mobilisation, une formule qui a eu un impact limité ces dernières années sur des réformes décriées.

Mardi, entre 223.000 (source police) et près de 500.000 personnes (source CGT) ont manifesté un peu partout en France pour dénoncer une réforme synonyme de "régressions sociales", à l'appel de la CGT.

Sarah Cohen


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