Votre dédicace a bien été enregistrée
Envoyer une dédicace


La justice ouvre la voie à un procès contre Sara Netanyahu

Mauvais usage des fonds publics, falsification de documents et abus de confiance, tels sont les chefs d'accusation dont fait l'objet Sara Netanyahu aujourd'hui. Une affaire qui tombe très mal pour Benjamin Netanyahu qui fait déjà l'objet de deux enquêtes.

Partager :


La justice ouvre la voie à un procès contre Sara Netanyahu

Le procureur général d'Israël, Avichai Mandelblit, envisage des poursuites judiciaires contre la femme du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour abus de biens publics. Il laisse encore la possibilité à Sara Netanyahu et à ses avocats de contester auprès de lui son renvoi devant les juges lors d'un débat contradictoire.

Elle est soupçonnée d'avoir passé commande de centaines de repas et de plats raffinés pour 359'000 shekels (85.000 euros) et de les avoir mis sur les frais de la résidence du Premier ministre alors que selon le communiqué du ministère, ils étaient destinés à une consommation personnelle .

Hier soir, Benjamin Netanyahu a publié un message sur sa page Facebook affirmant que les soupçons contre sa femme étaient «absurdes et qu'ils se révéleraient infondés». Tout en rejetant les accusations faites, les Netanyahu ont tenu pour responsable leur ancien concierge, Menny Naftali le qualifiant de « criminel » et de « menteur en série ».

Naftali a occupé les fonctions de concierge à la résidence du Premier ministre de 2011 à 2012 et a prétendu qu’il a été victime de violence verbale et physique de la part de Sara Netanyahu. En février, il a reçu 170 000 shekels en dommages-intérêts de l’État après qu’un tribunal spécialisé dans les litiges au travail ait jugé que ses accusations étaient fondée. En août, il a nié des informations selon lesquelles il serait le témoin de l’accusation dans l’enquête policière contre Sara Netanyahu.

Mandelblit devrait porter quatre accusations distinctes contre Sara Netanyahu.

La plus grave de celles-ci implique l’embauche de l’électricien Avi Fahima, un membre du Comité central du Likud. La commission chargée de surveiller les dépenses de résidence avait statué contre l’embauche de Fahima, mais il a été embauché malgré tout.

D’autres soupçons portent sur l’utilisation de fonds publics pour l’achat de meubles. Le mobilier a apparemment été acheté pour la résidence officielle à Jérusalem, puis déplacé à la résidence privée des Netanyahu à Césarée, tandis que de vieux meubles ont été ramenés de Césarée à la résidence à Jérusalem.

La femme du Premier ministre est également soupçonnée d’avoir utilisé les fonds de l’État pour les soins médicaux de son défunt père et de retirer de l’argent les caisses d’État pour des repas privés commandés à la résidence du Premier ministre.

Sara Netanyahu a nié tout acte répréhensible. Son avocat a qualifié les allégations contre sa cliente de « ridicules » et faisant partie de la « persécution globale de la famille Netanyahu »

La décision d’ouvrir un enquête sur les dépenses de Sara Netanyahu a été prise suite à une recommandation du procureur de l’État après que des allégations aient été soulevées dans un rapport de 2015 du contrôleur d’État, Yossef Shapira, qui détaillait les dépenses à la résidence officielle à Jérusalem, ainsi qu’à la maison des Netanyahu à Césarée.

Benjamin Netanyahu n'est pas lui même concerné par cette affaire. Mais un éventuel renvoi de son épouse devant les juges ajouterait aux ennuis auxquels il est confronté. Deux enquêtes distinctes le visent en effet directement.

A 67 ans, le chef du gouvernement a dépassé les onze ans de pouvoir au total et pourrait battre le record de longévité de David Ben Gourion si l'actuelle législature va à son terme en novembre 2019. 

Sarah Cohen


Partager :




Sécurité du formulaire calcul : 9 + 3 =



Rechercher un article




Actualités


Site radio créé avec Vestaradio. Vestaradio propose de créer une webradio facilement